AMHE : linguistique,  sémantique et identité, par Gaths.

Quatre lettres qui définissent au mieux possible nos activités : A.M.H.E. De manière générale et communément admise dans nos milieux, l’on décrypte ainsi :

Arts Martiaux : arts du combat développant la maîtrise de soi;

Historiques : qui furent et qui ne sont plus et dont on a retrouvé des sources.

Européens : sur l’aire géographique et/ou culturelle européenne.

Ce décorticage systématique nous permet de nous définir au croquant lambda de manière succincte et efficace ; cependant l’on ne s’attarde généralement pas assez (enfin, ça dépend des gens) sur la définition complète et précise de chaque terme, de peur que ça soit un peu trop ouvert à débat et assez casse-gueule. Or, si l’on va au fond de la sémantique du terme en entier, l’on se rend compte que l’on poursuit plus en avant l’identité, voire même l’ADN de notre mouvement (et oui, les AMHE ne sont pas qu’une compilation de disciplines, mais bien un mouvement humain, avec ses joies, ses guerres intestines, ses moments de grâce aussi…).

Commençons par la fin, « Historiques Européens »

Comme dit plus haut, le terme « historique » ne peut être plus strict : qui furent et qui ne sont plus et dont on a retrouvé des sources. C’est là même l’essence de la particularité de nos disciplines : elle ne sont plus. Quelque chose s’est rompu dans la chaîne de transmission entre nos Maître d’Armes et nous (a contrario, par exemple, des arts martiaux asiatiques), et nous cherchons, transcrivons, traduisons, et enfin tentons de comprendre et de remettre en action les rares traces des techniques de combat de nos ancêtres : la sacro-sainte Source, base de tout en AMHE, point central de nos travaux, et qui rendent, par leur distance par rapport à nous, impossible d’avoir une quelconque certitude complète sur ce que l’on fait (c’est ce que j’appelle la « frustration perpétuelle de l’AMHEur » : vous avez beau étudier à fond un texte, faire un travail cohérent et très reconnu, et bien si il faut vous êtes complètement dans l’erreur-comme très proches de la justesse-, et vous ne le saurez jamais).

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A ce titre,  cet adjectif qui pourtant nous renvoie directement à l’Histoire (« avec sa grande Hache », selon le calembour de Georges Perec), nous force à l’humilité devant la masse d’incertitudes inhérentes à la re-création d’un passé, que ce soit factuel (comme dans le monde de la reconstitution historique pure et dure) ou gestuel (comme chez nous). En plus d’humilité, la recherche sur le geste historique « pur » (c’est-à-dire que nous nous débarrassons -dans l’ensemble- de pas mal de saint-frusquins reconstitutifs, comme les tentes médiévales, les costards en laine, le costume médiéval systématique, etc.) nous empêche de devenir trop « passéistes », car nous utilisons sans trop de problème ou d’incidence sur nos pratiques pas mal de matériel actuel ; les AMHE se veulent en fin de compte une discipline moderne dans un monde moderne, dépassant le cadre « Historique » en en faisant la force et la branche la plus « identifiable »  de sa définition même.

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Le terme « Européen » est quant à lui utilisé pour « sur l’aire géographique et/ou culturelle européenne » ; cette définition conserve tout de même un sens assez élastique pour moi ; c’est-à-dire que, si on a une argumentation solide derrière, et ne serait-ce que par le fait que le principe même d’Europe au sens géographique du terme reste assez récent à l’aune de l’histoire humaine (l’homme antique parlait de « monde connu », le médiéval d’ « Occident », etc.), on peut par exemple tout à fait étudier le cimeterre arabe (si on a retrouvé une source) au titre d’AMHE, en invoquant l’occupation arabe en péninsule ibérique qui a durée dans les 700 ans. Cela pourrait être valable pour une arme ottomane en invoquant un fait historique comme le siège de Vienne par les Turcs en 1529 (avec le round 2 en 1683). Cela pourrait, en tirant un peu sur les cheveux (pour ceux qui en ont encore), marcher pour une source de combat de rue à New York au XIXe, en invoquant qu’elle était pratiquée par des européens dans une aire culturelle européenne. Bref ce terme peut être à moitié « fourre-tout », car dès lors que l’argumentation tient et qu’on a choisi ou pas de rester strict par rapport à la définition qu’on choisi de donner, le terme géographique reste grosso modo ouvert.

Si l’on analyse, d’un point de vue d’AMHEur, le terme « Historique Européen », l’on s’aperçoit qu’une définition plus large et en même temps plus exacte du terme compose alors  les AMHE de recherche du geste historique  à l’appui des sources  sur une aire culturelle donnée mais qui peut être comprise au sens large ; ainsi expliqué, l’on peut résumer ou paraphraser en indiquant que les AMHE ont en majeure partie une dimension de recherches sur le patrimoine, et donc ouvert à un principe d’héritage commun immatériel. C’est aussi là un argument à avancer au premier couillon venu qui pourrait taxer nos disciplines de recherche « identitaires », ce qui de nos jours est un terme qui fait assez froid dans le dos, car synonyme d’une malformation de la pensée voulant que l’ethnicité  prime sur l’individu.

 Les AMHE ont beau être Historiques et Européens par définition, ils ne sont  pour autant ni enfermés dans le passé, ni refermés dans une bulle hermétique  géo-centriste.

 

« Arts Martiaux »… c’est là que ça se gâte (1).

Genèse du terme

Pour Monsieur ou Madame Lambda dans la rue, qui dit Arts Martiaux dit Judo, Karaté, Self Defence, au mieux Krav Maga ou Systema. C’est là qu’on se dit qu’on part de loin, car le terme même d’Arts Martiaux résulte à mon sens d’une bonne construction linguistique suivi d’une identification systématique au combat asiatique (ce qui découle du « monopole » (2) de ces derniers en Arts Martiaux pour la seconde moitié du XXe siècle, faute d’autre chose en face).

Pour expliciter au mieux, commençons simplement, voire de manière simpliste, en citant… Wikipédia (2015):

« Un art martial est un style ou une école dont l’enseignement porte principalement sur des techniques de combat, à mains nues ou avec arme. Historiquement, cet apprentissage intègre une dimension spirituelle et morale visant à la maîtrise de soi (essentielle, tant pour renoncer au combat évitable que pour y faire face de manière efficace, s’il ne l’est pas), et s’enrichit de multiples connaissances (culturelles, philosophiques et médicales, notamment). Ainsi, les arts martiaux visent au développement global de l’individu : externe (force, souplesse), interne (énergie, santé), intellectuel et moral. »

On ne peut pas mieux dire pour le coup. Mais revenons un peu à la genèse du terme : cette locution en français est calquée sur le terme anglais de l’époque (Martial Art donc, dans les années 30), forgé à l’époque par les occidentaux s’ouvrant au monde pour désigner les disciplines de combat… asiatiques, qui eux-mêmes ne se définissent pas comme ça, et donne une traduction parfois jugée bien maigre des Budos (littéralement, La voie de la guerre – Bu 武 + Dô 道) héritières des Bujutsu médiévaux nippons (je simplifie à mort hein, je vous laisse vous renseigner par vous-même la dessus ; par ailleurs le fait que la casse entre Bujutsu ancien et Budo plus moderne ait eu lieu en Europe et non au Japon serait intéressante à étudier ). L’on comprend donc pourquoi  les non-AMHEurs (les Moldus (3) quoi) sont surpris quand on leur explique que tous les Arts Martiaux ne sont pas qu’asiatiques. J’ai déjà aussi vu/entendu beaucoup de voix déniant l’appellation « arts martiaux » à tout ce qui ne venait pas d’Asie. Cependant…

Cependant le terme « Arts de Mars » ( Dieu de la guerre chez les romains, Arès chez les Grecs) était bien présent dans les sources bien avant qu’un européen aille se balader très loin du côté du soleil levant, et était utilisé pour désigner les arts du combat en Europe dès la seconde moitié du XVIe siècle (4). Pour être plus précis, Philippo Vadi Pisano évoque le terme (ou du moins l’attribut) dans son Arte Gladiatoria Dimicandi et ce dans les années 1480, lorsqu’il s’adresse à son commanditaire Guidobaldo da Montefeltro ainsi dans le Dédicace:

«Je dédie ce livre à toi, digne Prince Guido […]/ Comme tu étudies les muses, lit les jeux de Mars/ Les muses et Mars ont la faveur des Princes/ Maintenant que tu es adoré spécialement de Phébus et des muses / Tu le seras aussi par Mars et par Minerve (5) (6) ».

L’attribut « Martial » trouve ainsi sa source dans ces différentes explications ; je n’entre pas ici dans les détails que cela comporte, que ce soit dans le domaine moral, du contrôle de soi, de la possibilité de détruire ou non son adversaire… Je laisse cette dimension philosophique (propre à chacun) à ceux qui se targuent de l’étudier.

Quel est l’Art ?

Le Larousse Pour Tous, 1906 :

« Art [ar] n.m. (lat. ars, artis). Application de connaissances raisonnées et de moyens spéciaux à la réalisation d’une conception : l’art s’acquiert par l’étude et l’exercice. Ensemble des règles d’un métier, d’une profession : l’art de l’ébéniste, de l’avocat. Ensemble des moyens que l’homme emploie pour exciter des sensations, des sentiments, en particulier le sentiment du beau : les joies de l’art. Travail de l’homme, par opposition à Nature : ville fortifiée par la nature et par l’art. Adresse : avoir l’art de… […] »

C’est une bonne question, vaste et infinie, de philo : qu’est ce que l’Art ? En général, il y a deux sens : l’artistique et l’artisanat, et l’extrait ci-dessus appuie cette dualité sémantique.

Les Arts Martiaux ont-ils un sens artistique et/ou esthétique ? Pas vraiment. Même si l’on recherche le plus possible de la propreté dans les mouvements, c’est dans un souci d’efficacité dans un premier lieu, le « faire joli » n’est en effet pas un but en soi dans les Arts Martiaux : on cherche à être propre. Un exemple est criant : l’escrime artistique, malgré tout le respect que j’ai pour cette discipline (et de nombreux AMHEurs sont passés par là), l’intérêt martial de tourner le dos à son adversaire par exemple pour faire un joli mouvement est très discutable (même si c’est joli, enfin, ça « excite le sentiment du beau » comme dit précédemment ).

Le principe même de l’artisanat, c’est en grande partie « l’art de faire », le « savoir-faire », voire l’anti-industriel de nos jours ; hors cet artisanat est bien un « ensemble de connaissances raisonnées », raisonnées dans le sens ou il a fallu des années, des siècles d’évolution de la pratique, par sa transmission, pour parvenir à la qualité de ces connaissances. Chaque artisan est dépositaire d’un savoir-faire ancestral quelque soit la distance temporelle (il existe des artisans boulangers depuis la préhistoire, des artisans brasseurs depuis l’antiquité, des artisans photographes depuis les années 1850, des artisans graphistes depuis les années 1890…) ; le savoir-faire martial européen s’est, on l’a vu, soit interrompu, soit transformé en sport dont la notion martiale s’est totalement évaporée avec le temps (7) ; et c’est grâce aux chercheurs que nous tentons aujourd’hui de rétablir le lien avec ce patrimoine fort injustement méconnu du commun.

L’art des AMHE, il est bien là : l’artisanat, dans le sens de dépositaires d’un savoir-faire ancestral disparu (le terme d’ « Arts Martiaux Perdus » apparaît parfois) ; la notion qui en découle de voir l’AMHEur comme un « artisan martial » n’est pas sotte : seulement nous ne resteront à jamais que des apprentis artisans, car nous ne seront jamais sûrs de nos interprétations à 100%, et nous n’iront, je le souhaite, jamais au bout de notre art : c’est-à-dire qu’on ira pas tronçonner un mec avec une épée longue parce qu’il nous a attaqué (8). L’artisanat ancien du dieu Mars devait servir dans le temps, fort heureusement nous vivons une époque où les duels judiciaires n’existent plus.

Pour finir…

… sans finir vraiment, parce que ce n’est ici qu’un petit article sur le sujet, on pourrait écrire de longues dissertations sans pour autant qu’on fasse le tour de la question.

Pour ma part, la définition coule directement de cette courte analyse du terme AMHE : il s’agit d’une activité physique et culturelle autour d’un patrimoine commun. Ni plus, ni moins ; pour être, à mon sens,  « labélisé » Arts Martiaux Historiques Européens, il faut rentrer correctement entre les trois bords du cadre : le bord AM, le bord H et le bord E. Par exemples (plus ou moins précis):

-Vous mettez une armure, vous rentrez sur un ring, et vous tapez très fort très vite sur un autre type en armure qui fait de même sur vous, sans souci de vous protéger ou de garder le contrôle, vous appelez ça du « full contact médiéval » (9), vous n’avez rien à voir avec les AMHE (zéro en AM, un tout petit peu de HE, mais que pour l’armure que vous martyrisez pour des prunes alors qu’elle vaut un an de salaire).

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-Vous avez une source sur une technique de combat ancienne et perdue, vous la traduisez et l’étudiez, vous la mettez en place en n’oubliant pas que ses techniques sont faites pour la défense et le contrôle de soi, mais la source en question est une source aztèque, vous ne faites pas des AMHE, mais des AMH Américains ou Précolombiens (et ça doit être bien sympa).

-Vous faites de l’épée longue, vous avez un équipement complet de protection, vous avez survolé les sources un temps, vous ne la pratiquez que de manière moderne et biomécanique dans un objet uniquement compétitif, vous vous en foutez des doubles et des afterblows : vous ne faites pas des AMHE (voir premier exemple).

– Vous avez un fleuret… non ça c’est juste pas possible (10).

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-Vous avez traduit le 1.33, vous l’avez étudié à fond, tenté des interprétations, replacé des techniques en sparring vitesse ralentie, la compétition vous aimez pas,  mais ça ne vous dérange pas que ça existe dès lors que le principe « Art Martial » est mis en avant, vous partagez vos sources et êtes ouvert à la critique de votre travail d’interprétation : vous faites des AMHE.

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-Vous vous êtes inscrit au club d’AMHE de votre ville, vous aimez énormément ça, vous faites tous les cours, certaines conventions, mais vous ne lisez pas les sources que l’instructeur vous apprend. Vous faites des AMHE, certes, mais vous passez à côté de beaucoup de choses…

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Cependant, ces principes et exemples ne doivent pas devenir un carcan, encore moins un moule par lequel il faut passer absolument ; néanmoins, si vous n’approchez pas un minimum des quatre lettre des AMHE, vous n’avez rien à voir avec ce mouvement ; ça ne veux pas dire que ce que vous faites est mieux ou moins bien, c’est juste autre chose.

La dimension d’Arts Martiaux nous oblige à cultiver la maîtrise de soi (par savoir retenir et maîtriser ses coups, par savoir se mettre en sécurité avant de penser à abattre l’adversaire, etc.), à cultiver notre humilité -car l’ego est le premier ennemi du combattant-, à pourquoi pas interpréter une philosophie de vie par l’art du combat (chose extrêmement intime et personnelle à mon sens), et à comprendre nos techniques de combat comme de vrais artisans dans le sens le plus élevé du terme. La dimension Historique Européenne nous cantonne (délicieusement) dans la recherche et dans la revitalisation d’un patrimoine commun disparu, libre d’accès pour tous car commun à l’humanité toute entière.

Le souci du bien-faire, le respect mutuel, le libre partage des sources… « AMHE » nous dit tellement plus sur notre ADN qu’il n’y paraît au premier abord. En cas de doute, souciez vous toujours de l’identité propre à notre mouvement, qui ne serait pas aussi riche humainement parlant (11) si ce n’était déjà ainsi gravé dans le marbre de sa définition propre.

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(12)

Gaths

Notes

(1) Je parle dans cet article de la sémantique basée sur la langue française uniquement ben sûr ; un article sur le même sujet dans une autre langue pourrait être très différent.

(2) Attention, j’ai le plus grand respect pour tous les Arts Martiaux, quels qu’ils soient.

(3) Honte à vous si vous ne comprenez pas la référence.

 (4) C’est un « fait » que je retrouve un peu partout suivant les sites et études, cependant je n’ai trouvé aucune source pour le moment pour étayer ça, si quelqu’un a ça, qu’il me le transmette…

(5) Prologue (Dédicace), Folio 1 recto, Philippo Vadi Pisano, De Arte Gladiatoria Dimicandi, Urbino 1482-1487, Biblioteca Nazionale, Roma.

(6) L’on parle aussi d’Arte Gladiatoria, d’Arts du combat, d’Arts de la guerre… La référence dans ce passage qui est faite à Minerve renvoie aussi à cette déesse en tant qu’ incarnatrice de la guerre dite juste : Mars est le dieu de la guerre dans le sens « frontal » du terme, c’est-à-dire y aller tête baissée : c’est le combat en lui-même ; alors que Minerve est la déesse de la guerre réfléchie, stratégique. Egalement guerre dite « juste » puisqu’elle est également la déesse de la sagesse et qui dit sagesse dit objectivité et donc recherche de « ce qui est juste ». Devrais-t-on pour autant parler d’ « Arts Minervois » à la place de « Martiaux » ? Non pour trois raisons : -l’un n’exclu pas l’autre ; -la définition de guerre frontale comme celle de guerre juste vaut plus pour le contexte politique, pas forcément combatif au sens physique, du coup on n’est pas vraiment ici dans le combat pur ; -« Minervois », ça fait un peu trop vin rouge. (Merci Delphine pour les précisons hellénistes).

(7) Et oui, je parle bien d’escrime sportive. Si vous pensez que j’ai tort, expliquez moi d’abord ce qu’il y a de martial dans la prise en compte de la double touche par exemple (même si c’est jugé de différentes manières).

(8) Grosse particularité des AMHE : ce ne sont pas des Arts Martiaux qui vous permettront de vous défendre dans une rixe, au contraire du Krav Maga par exemple (exception faite pour certains AMHE, comme le Bartitsu par exemple ; mais je ne vous souhaite pas une rixe réelle pour autant).

(9) Lausle (=LOL, mais histo) ; on a tous vus certaines vidéos (affreuses) venues de l’Est (non pas l’Alsace ou le Mordor, plutôt la Russie).

(10) Humour, vous enflammez pas (je n’y peux rien, je suis AMHEur compulsif un poil intégriste); de plus le fleuret est compatible dans certains AMHE (Jean de Labat, par exemple, utilise le terme pour spécifier une arme d’entraînement).

(11) Cela inclus l’agréable et bon état d’esprit général du monde des AMHE… entre personnes qui en ont la même compréhension.

(12) Oui je sais j’aime trop les gif, et en plus le dernier n’a aucun rapport avec l’article: il est juste hyper classe.

Corrections, validation: Johann, Clémentine; Corrections: Delphine

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